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L’aventure des deux africains dans une ambassade des USA en Afrique

L’aventure des deux africains dans une ambassade des USA en Afrique

Louis ĂągĂ© de 27 ans et HervĂ© ĂągĂ© de 25 ans, sont deux jeunes africains qui aprĂšs avoir obtenu leurs diplĂŽmes de baccalaurĂ©at Ă  Brazzaville plus de cinq ans passĂ©s, se sont battus de diverses maniĂšres pour trouver les moyens financiers nĂ©cessaires afin de leur permettre d’arriver en Europe occidentale ou en AmĂ©rique du nord.

Le premier est de nationalitĂ© camerounaise mais a Ă©tĂ© hĂ©bergĂ© pendant plus de sept ans par les parents d’HervĂ© qui est congolais de Brazzaville.

Juste aprĂšs l’obtention de leurs diplĂŽmes, les deux bons amis ne prĂ©fĂšrent pas aller Ă  l‘universitĂ©, ils prĂ©fĂšrent faire des petits jobs ici et lĂ , question d’épargner de l’argent pour un jour voyager vers l’occident.

Louis est issu d’une famille assez aisĂ©e dont le pĂšre est cadre Ă  la douane au Cameroun tandis qu’HervĂ©, vient d’une famille extrĂȘmement pauvre. Les deux jeunes se munissent d’une foi incroyable sans avoir en mains assez des moyens financiers qu’il leur faut pour une telle aventure.

Ils se dĂ©cident un bon matin de faire la ronde des ambassades des pays occidentaux pour aller s’enquĂ©rir des conditions Ă  remplir pour ĂȘtre admis Ă  l’obtention du visa des diffĂ©rents pays.

AprĂšs avoir parcouru les ambassades, en commençant par celle de la France, suivie de celle de la Belgique, et puis aprĂšs celle de l’Allemagne ; HervĂ© propose Ă  Louis de passer vite Ă  l’ambassade des USA. Louis hĂ©sitant, rĂ©pond Ă  son ami que nous n’avons pas Ă  rĂȘver jusqu’à ce point Ă  tenter notre aventure dans l’ambassade de la plus puissante nation du monde. Qu’à cela ne tienne, HervĂ© parvient Ă  convaincre Louis et les deux font route vers l’ambassade des USA.

Arrivant sur le lieu, les deux amis parviennent Ă  rĂ©colter toutes les informations  dont ils avaient besoin et ils en sont ressortis un peu abattus car les conditions paraissaient plus difficiles que celles rĂ©coltĂ©es dans d’autres ambassades dĂ©jĂ  visitĂ©es.

Juste en parcourant quelques mĂštres  de la sortie de l’ambassade, les deux jeunes sont stoppĂ©s par un monsieur trĂšs bien vĂȘtu d’une quarantaine d’ñges. Il salue les deux amis et leur dit : voulez-vous d’un visa pour les USA ?

Les deux amis hĂ©sitent avant d’accepter car ne sachant pas, qui est en rĂ©alitĂ© la personne qui leur parle. Face Ă  leur hĂ©sitation, le monsieur se prĂ©sente en disant : je suis monsieur Gabriel, originaire de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo mais j’habite Ă  Paris. Je viens souvent en Afrique aider et assister  les frĂšres et sƓurs africains Ă  obtenir les visas pour rejoindre les pays occidentaux  pour ceux qui le dĂ©sirent car je sais la peine que vivent mes compatriotes pour atteindre l’occident.

Les jeunes sont attirĂ©s par le discours formulĂ© par monsieur Gabriel, avouent  toutes leurs rĂ©elles intentions et ce dernier les invite dans un restaurant au centre-ville pour aller Ă©changer Ă  tĂȘte reposĂ©e.

Au restaurant, Louis le camerounais dit au monsieur qu’il veut bien aller en Italie et HervĂ©  le congolais dit vouloir arriver en France.

Monsieur Gabriel leur dit : je vais ĂȘtre honnĂȘte avec vous, j’aime bien faire les choses pour qu’elles rĂ©ussissent une bonne fois pour toute. Ces derniers temps, le circuit qui me parait beaucoup plus facile est celui des USA  mais ailleurs nous risquons gros.Monsieur enchaĂźne en disant : Il ne faudra pas que vous sortiez de l’argent pour regretter et m’incriminer bien aprĂšs.

Les deux amis disent au monsieur : ĂȘtes-vous sĂ»r de ce que vous dites ? Monsieur Gabriel leur rĂ©pond : je suis professionnel dans ce domaine, croyez moi.

Les deux amis intĂ©ressĂ©s, sont d’accord avec monsieur Gabriel  et lui demandent quelles sont les conditions pour bĂ©nĂ©ficier de ses services afin d’obtenir le visa des USA.

Monsieur Gabriel  leur rĂ©pond : je dois ĂȘtre sincĂšre avec vous, je n’ai pas de connaissance parmi les travailleurs opĂ©rant dans l’ambassade. Chacun de vous doit me remettre 300.000 FCFA (Ă  peu prĂšs  500 USD) pour la constitution du dossier complet. Je vous convierai aprĂšs l’obtention de vos passeports de faire quelques petites dĂ©penses Ă  vos  propres frais pour donner plus de chance de rĂ©ussite Ă  votre aventure. Et aprĂšs l’obtention de vos visas, vous aurez Ă  me verser 300.000 FCFA chacun comme main d’Ɠuvre. Monsieur Gabriel  leur dit encore, je dois vous sortir des passeports du pays oĂč nous sommes ; et Louis rĂ©torque en disant : moi je suis camerounais, que vais-je faire ?

Monsieur Gabriel lui dit : vous allez faire la demande du visa avec un passeport congolais et je sais pourquoi je le fais. Monsieur Gabriel leur prĂ©cise : un de vous doit accepter qu’il soit mentionnĂ© dans son passeport Pasteur et l’autre comme chef mĂ©canicien, propriĂ©taire d’un grand garage.

Les deux amis ayant peur d’accepter de fonctionner avec un passeport avec mention de la profession Pasteur, ils disent mieux vaut la deuxiĂšme proposition de mĂ©canicien.

Monsieur Gabriel leur dit, c’est la meilleure des options que vous refusez. En tant que Pasteur vous avez plus de chances Ă  la rĂ©ussite. Louis le camerounais est convaincu, donne son feu vert pour une telle mention.

HervĂ© parcontre dit ne pas vouloir de toutes ces options proposĂ©es par monsieur Gabriel, il suggĂšre que soit marquĂ© la mention informaticien (avec comme prĂ©cision  analyste programmeur) dans son passeport. Il argumente en disant qu’il est chrĂ©tien et qu’il ne veut pas s’aventurier avec la profession sacrĂ©e de pasteur. D’aprĂšs HervĂ©, cette option ne provoquera que la colĂšre de Dieu contre nous, comme pour dire la dĂ©marche sera d’office vouĂ©e Ă  l’échec car le Tout puissant ne permettra pas cette aventure Ă  son nom.

MĂ©canicien non plus car il ne croit pas Ă  une rĂ©ussite avec une telle profession qu’il juge rabaissant.

Monsieur Gabriel lui dit, je sais de quoi je parle car c’est mon travail depuis plus de 10 ans et ce que tu crois dangereux pour Dieu, peut ĂȘtre que ce n’est pas le cas car ses voies sont insondables et il fait grĂące Ă  qui il veut. Mais je prĂ©fĂšre me plier Ă  ta volontĂ© pour Ă©viter de me prendre pour responsable en cas d’un quelconque Ă©chec.

« Louis et HervĂ© dĂ©cident de faire de leur rĂȘve une rĂ©alité »

Les deux jeunes versent chacun 300.000 FCFA pour la premiĂšre partie qu’il faut  Ă  monsieur Gabriel afin de constituer les piĂšces nĂ©cessaires de leurs dossiers de demande de visa.

Monsieur Gabriel entreprend les dĂ©marches de passeport pour ses deux aventuriers en complicitĂ© avec les services d’immigration chargĂ©s d’octroi de passeports. Il parvient Ă  trouver aux deux jeunes tous les deux passeports et  complĂštent leurs dossiers avec tous les documents exigĂ©s au niveau de l’ambassade des USA.

Il tient une petite rĂ©union avec les deux petits et leur dit : vous n’allez pas vous prĂ©senter tous les deux le mĂȘme jour Ă  l’ambassade.

A Louis, voici ce que je te dis et qui est aussi important pour HervĂ© sur quelques points exceptĂ© le plan professionnel : Tu seras le premier Ă  te prĂ©senter Ă  l’ambassade, tu dois faire coudre en toute urgence une soutane blanche copiant le style des soutanes faites spĂ©cialement pour les pasteurs de l’église mĂ©thodiste, tu dois te procurer une croix Ă  mettre sur ton coup avec l’image de JĂ©sus Christ. Tu dois faire un exercice d’apprendre pendant deux jours Ă  parler aux allures d’un vrai pasteur avec une certaine douceur. Tu dois retenir le montant existant dans ton compte bancaire, le nom de la banque, le numĂ©ro de ton compte. Aussi tu dois retenir l’ñge marquĂ© sur ton passeport, ce qui te donne de 35 ans et retenir aussi que tu es mariĂ© et pĂšre de deux enfants. Aussi il te faut mĂ©moriser les noms fictifs de ta femme et de tes deux enfants. Tu dois savoir  que tu vas te prĂ©senter comme pasteur de l’église mĂ©thodiste Ă  Ouesso, un territoire dans le nord du pays et frontalier au Cameroun. Retiens aussi  le nom de la compagnie aĂ©rienne avec laquelle la rĂ©servation est faite. Au cas oĂč la question t’est posĂ©e de savoir, pourquoi  tu as un accent camerounais ; il faudra rĂ©pondre que tu as eu Ă  travailler pendant 4 ans comme pasteur au Cameroun.

Je te donne 3 jours pour intĂ©rioriser tous ces dĂ©tails, je viendrai moi-mĂȘme aprĂšs ce dĂ©lais te faire un test d’interview. Si tu rĂ©ussis, on fait une nuit de veillĂ©e de priĂšres pour remettre ce cas entre les mains de Dieu car il reste le maĂźtre des temps et des circonstances.

A HervĂ©, monsieur Gabriel lui dit de retenir les instructions donnĂ©es Ă  Louis, la seule diffĂ©rence est sur la profession. Monsieur Gabriel lui dit : rassure toi que tu maĂźtrises ce que tu as choisi comme profession car je ne m’y connais pas trop en informatique, par consĂ©quent je ne sais rien te coacher lĂ -dessus. S’il y a Ă  rĂ©viser en informatique ou en tant qu’analyste programmeur, fais le car tu as toute une semaine pour te prĂ©parer. Retiens que sur tes documents, il est dit que tu travailles comme analyste programmeur dans une compagnie allemande d’exploitation des bois de Ouesso et tu vas en vacances de trois semaines. Tu es mariĂ© et pĂšre d’une fillette. Tu devras t’habiller en patron et dire que tu as 33 ans d’ñge.

A tous les deux, faites un effort de vous acheter des bagues de mariage et chaque fois que celui ou celle qui sera chargĂ© de vous poser des questions du genre : peux je appeler Ă  telle institution ou telle autre pour vĂ©rifier vos allĂ©gations si elles sont vraies, n’hĂ©sitez point. RĂ©pondez avec assurance, avec plaisir monsieur ou madame.

Apres trois jours, monsieur Gabriel revient vĂ©rifier si Louis Ă©tait dĂ©jĂ  prĂȘt avec tout ce qu’il lui avait demandĂ© de faire. Louis lui sort tout ce qu’il lui avait exigĂ© d’avoir. Monsieur Gabriel lui fait passer Ă  la longueur de la journĂ©e Ă  plusieurs tests simulateurs d’interviews. Et monsieur Gabriel conclut que Louis est capable d’aller faire sa demande de visa.

« Monsieur Gabriel donne une leçon aux deux aventuriers en disant qu’il n’y a rien qui puisse rĂ©ussir sans la volontĂ© de Dieu. »

Pendant la nuit, une grande veillée de  priÚre est faite au domicile de monsieur Gabriel avec les deux petits et  un serviteur de Dieu qui a été convié pour la circonstance.

« Le faux pasteur Louis le camerounais Ă  l’Ambassade pour son interview. »

Quand le matin du jour suivant arrive Louis habillĂ© en uniforme de pasteur avec sa grosse bible en main plus un sac contenant les documents de voyage, est accompagnĂ© par monsieur Gabriel Ă  l‘ambassade. A l’arrivĂ©e, monsieur Gabriel ne peut entrer et souhaite bonne chance Ă  Louis qui entre et se voit ĂȘtre saluĂ© avec beaucoup de considĂ©rations par les gardiens de l’ambassade. Monsieur Gabriel reste l’attendre en dehors de l’enclos de l’ambassade.

Apres le paiement des petits frais administratifs de demande de visa, Louis est appelĂ© de passer Ă  l’interview. C’est une demoiselle mĂ©tisse ĂągĂ©e Ă  peu prĂšs de 25 ans d’ñge qui doit l’interviewer.

Louis chasse la frousse et prend le parlophone, il regarde la femme américaine avec qui ils sont séparés par une substance vitrée et communiquent à travers le parlophone.

Excellent dans son interview, Louis entend la femme américaine conclure par ceci : Avec tous mes respects pasteur, vous allez nous permettre de retenir votre dossier et nous vous demandons de revenir demain pour la suite. Bonne journée.

Le fameux circonstanciel pasteur Louis rĂ©torque merci madame et Ă  demain. Louis sort de l’ambassade et fait son rapport Ă  monsieur Gabriel, ce dernier sursaute et lui dit, tu as gagnĂ© mon petit. Attendons voir demain.

Le lendemain matin, Louis arrive et retire son passeport avec un visa amĂ©ricain de 6 mois Ă  multiples entrĂ©es.Louis sort de l’ambassade, va retrouver monsieur Gabriel et lui dit : je n’y croyais pas mais que Dieu soit louĂ© pour ce qu’il vient de m’offrir comme bon cadeau dans ma vie. Tu resteras pour toujours inoubliable dans mes pensĂ©es et dans mon esprit. Que Dieu te bĂ©nisse monsieur Gabriel. Louis va avec monsieur Gabriel et lui remet les 300.000 FCFA restant comme convenu.

Louis ne s’arrĂȘte pas lĂ , pendant que monsieur Gabriel lui dit de s’arranger maintenant Ă  se taper un billet ; ce dernier se dĂ©cide d’attendre aussi ce qui va se passer pour son trĂšs cher ami HervĂ©.

Apres une semaine qui a Ă©tĂ© donnĂ©e Ă  HervĂ© pour intĂ©rioriser les dĂ©tails de son dossier, monsieur Gabriel vient en prĂ©sence de Louis faire passer Ă  ce dernier le test simulateur d’interview. Juste aprĂšs l’exercice test, monsieur Gabriel dit au jeune HervĂ©, tu as pu tout mĂ©moriser et je suis satisfait de ta prestation mais seulement je n’ai pas Ă©tĂ© Ă  mesure de te poser des questions sur ta profession choisie car je ne maĂźtrise rien mais j’espĂšre tu en sais plus et que tu vas pouvoir te dĂ©fendre.

Comme Ă  la tradition une nuit entiĂšre est consacrĂ©e Ă  une veillĂ©e de priĂšre oĂč Louis est prĂ©sent car il reste attachĂ© Ă  son ami.

« Le faux analyste programmeur HervĂ© le congolais Ă  l’Ambassade, Ă  son tour, pour son interview. »

Le jour suivant le matin, monsieur Gabriel accompagne HervĂ© Ă  l’ambassade et s’arrĂȘte Ă  l’extĂ©rieur tout en souhaitant bonne chance au jeune aventurier.

HervĂ© bien vĂȘtu et bien chaussĂ©, entre dans l’enceinte de l’ambassade avec l’allure d’un jeune fortunĂ©. Dans la salle, il se rend compte qu’il est le plus jeune de tous les demandeurs du visa. Il se voit ĂȘtre appelĂ© pour passer son interview avec la mĂȘme dame amĂ©ricaine qui avait eu Ă  interviewer Louis.

Le jeune HervĂ© fait une belle prestation dĂšs le dĂ©but de son interview, la femme amĂ©ricaine pose toutes les questions sans plutĂŽt faire allusion au cĂŽtĂ© professionnel de ce dernier. La dame va plus loin pour appeler la banque, la sociĂ©tĂ© et la compagnie aĂ©rienne pour vĂ©rifications de tous les dĂ©tails qui lui sont fournis. Tout tourne  à la faveur d’HervĂ© jusqu’à cet instant.

Toutes les questions semblant ĂȘtre Ă©puisĂ©es, la femme amĂ©ricaine dit Ă  Hervé : nous vous remercions monsieur, vous pouvez partir et revenir demain. Nous gardons votre passeport. HervĂ© satisfait, laisse le parlophone et se dirige vers la porte de sortie.

A quelques pas, le jeune HervĂ© entend la femme amĂ©ricaine lui dire : s’il vous plait monsieur HervĂ©, pouvez-vous faire un demi-tour car il y a un aspect sur lequel j’ai omis de vous poser des questions. HervĂ© retourne et se demande qu’est ce qui ne va pas ?

La dame lui dit, j’ai oubliĂ© de vous poser des questions sur votre profession. HervĂ© lui rĂ©torque : allez-y madame. EntĂȘtĂ©e

« HervĂ© trahi par son entĂȘtement, il est contraint de pĂ©rir faute de connaissance. »

La dame pose sa premiĂšre question : en tant qu’un analyste programmeur, dĂ©crivez nous votre travail dans une sociĂ©tĂ© d’exploitation de bois.

LĂ  le jeune HervĂ© se rend compte que les choses sĂ©rieuses ont commencĂ© et que ce n’était pas facile comme il le croyait, il transpire et commence Ă  balbutier.

Le regard entre le pauvre jeune et la dame amĂ©ricaine semble perdre de l’harmonie ; cette derniĂšre se rĂ©alise pour une premiĂšre fois un cafouillage des propos dans le parler d’HervĂ©, un dĂ©saccord entre sa langue et ses lĂšvres. DĂ©but d’un suspense.

Pour se rassurer de son constat, la dame américaine va plus loin en posant la deuxiÚme question : pouvez-vous nous dire quel genre de logiciel utilisez-vous dans votre service surtout vous concernant en tant que analyste programmeur ?

Cette deuxiĂšme question arrive comme une foudre dans l’esprit du jeune HervĂ©, le jeune aventurier se perd et demande Ă  la dame de rĂ©pĂ©ter sa question.

La question rĂ©pĂ©tĂ©e, le  jeune ne sachant quoi rĂ©pondre ; se souvient aussitĂŽt d’un magazine que lui apportait souvent son pĂšre pour lire. Et ce magazine  parlait des dĂ©couvertes dans le domaine d’informatique. HervĂ© avait retenu que dans l’une des pages, Ă©tait marquĂ© un titre  MAO mais dont il n’avait pas pris le soin de le lire.

Sans savoir ce que cela signifiait, le jeune Hervé tente de se sauver en répondant à la dame américaine : nous travaillons avec le logiciel MAO.

La femme amĂ©ricaine s’étonne et s’exclame MAOooooohhhh !!!!!!!!!!!!!!. Mais elle prĂ©fĂšre crucifier le pauvre HervĂ© par une derniĂšre  question : de quel MAO faites-vous allusion  monsieur?

HervĂ© confus et perdu, donne l’air d’une personne soumise au jeu de devinettes qui malheureusement, ne fait que taper en dehors. Supposant Ă  tort que ce nom MAO est d’origine asiatique et d’aprĂšs son entendement, le Japon Ă©tant une puissance technologique, il en fait une un parallĂ©lisme ; et rĂ©pond Ă  la dame qu’il s’agit bien du MAO japonais.

La femme amĂ©ricaine secoue sa tĂȘte et dit au jeune homme : s’il vous plait monsieur, la loi d’immigration amĂ©ricaine est trĂšs stricte envers les aventuriers , acceptez que nous vous donnons un document Ă  lire sur la bonne conduite dans la vie et aussi permettez nous de nous rĂ©fĂ©rer Ă  nos lois qui stipulent que dans des pareils cas, nous sommes dans l’obligation de mettre sur la derniĂšre page de votre passeport un cachet sec qui ne vous donnera pas le moindre droit de faire une demande de visa dans les 6 mois avenirs.Le jeune HervĂ© abattu et inconsolable, sort de l’ambassade avec son passeport portant une mauvaise consigne. Une fois Ă  la sortie, monsieur Gabriel comprend que le jeune Ă  Ă©chouer car il le voit pleurer.

« Hervé donne raison au coach Gabriel et conclut : réellement les voies de Dieu sont insondables. »

Il tente de le remonter et lui dit : n’est-ce pas que tu as Ă©chouĂ© Ă  cause des questions ayant trait Ă  la profession que tu avais choisie ?

Le jeune reconnait auprĂšs de son coach Gabriel l’erreur faite et demande Ă  ce dernier de faire de son mieux de lui trouver une  solution alternative car il ne saura pas rester seul Ă  Brazzaville pendant que son ami intime Louis le quitte dĂ©jĂ .

Louis déçu du mauvais sort de son meilleur ami, il demande à monsieur Gabriel de penser à une urgente  solution alternative.

Monsieur Gabriel dit à Hervé de garder son courage et que dans trois mois une solution lui sera trouvée.

Louis est obligĂ© de voyager mais avant de partir, il dit Ă  son cher ami : Je suis en train de te quitter avec beaucoup de peines, mais rassure toi que c’est momentanĂ©ment car je vais m’investir pour que tu me rejoignes le plus tĂŽt possible. Garde le moral et informe moi Ă  tout moment de l’évolution de la seconde alternative, s’il faudra plus d’argents ; nous nous battrons pour que tu obtiennes aussi le visa. Merci pour m’avoir hĂ©bergĂ© chez vous pendant 3 ans loin de mon pays et de mes parents. Je t’en serais toujours reconnaissant car loin d’ĂȘtre un ami, tu es devenu pour moi un frĂšre.

HervĂ© accompagne son ami intime Ă  l’aĂ©roport ; Ă  son retour Ă  la maison, il cherche Ă  dĂ©couvrir que voulait rĂ©ellement dire MAO, il apprend des informaticiens que ce n’était tout autre que l’abrĂ©viation du concept : Musique  assistĂ©e par l’ordinateur. Il se rĂ©alise que c’était trop bĂȘte de sa part de fournir un enchaĂźnement des rĂ©ponses totalement erronĂ©es lors de son interview.

Apres plusieurs tentatives d’échecs pour obtenir le visa d’autres pays occidentaux, HervĂ© se dĂ©cide une annĂ©e aprĂšs de faire usage de  la mĂȘme procĂ©dure utilisĂ©e par son ami Louis en acceptant que monsieur Gabriel lui constitue  un dossier en qualitĂ© de Pasteur.

HervĂ© se prĂ©sente cette fois ci Ă  l’ambassade amĂ©ricaine avec une nouvelle identitĂ© et une nouvelle coiffure. Il n’est pas reconnu par la dame amĂ©ricaine.

Le jeune rĂ©ussit Ă  obtenir son visa pour les USA et avant de prendre son avion, il explique toute son aventure Ă  ses parents et conclut en disant : LES VOIES DE DIEU SONT REEELLEMENT INSONDABLES ET UN ECHEC DOIT CONSTITUER DANS LA VIE DE CHACUN DE NOUS, UNE MOTIVATION POUR UNE REUSSITE DANS L’AVENIR ET NON UNE RAISON DE DECOURAGEMENT.

Par Emmanuel NCHINGA MUZEMBE

Afrik Triomphal

Photos: digitalcongo.cd, france-est.fr